Étude de cas
GEMS : une vidéo pour exister publiquement
Erwan Corre et Jules Pirson lançaient publiquement leur startup. Il fallait une vidéo qui donne envie d'y croire dès la première seconde.
Pourquoi une vidéo, et pas un post de plus
GEMS lançait sa plateforme en mars. Un lancement public n'arrive qu'une fois : c'est la première impression que l'entreprise laisse à ses futurs clients, à ses partenaires et à ses investisseurs. Erwan le raconte comme ça :
« On avait besoin de marquer le coup, de communiquer auprès de notre communauté, de nos clients, de nos investisseurs, la nouvelle direction que prenait GEMS, et on avait envie de le faire d'une manière vivante, courte et impactante. »
Le réflexe naturel aurait été un post LinkedIn : les deux fondateurs en publient régulièrement. C'est précisément ce qu'ils voulaient dépasser. Un post écrit de plus, le jour où l'on annonce le tournant de sa boîte, ressemble à tous les autres jours.
Ce qui les a fait hésiter
Ils ont hésité, pour une raison que toute petite structure reconnaîtra : le temps.
« On a hésité à faire cette vidéo parce que forcément on est une petite équipe, et donc tout prend du temps. Il faut choisir ses priorités. L'efficacité opérationnelle pour réaliser la vidéo était vraiment quand même clé. »
C'est la vraie objection, et elle ne se règle pas avec un beau portfolio. Elle se règle en ne leur prenant pas leurs journées : le tournage a été bouclé en moins de deux heures, et la première version du montage est arrivée trois jours après.
Comment on a travaillé
L'essentiel du travail s'est joué avant la caméra. Ce que la vidéo devait provoquer, chez qui, en combien de temps : décidé ensemble et écrit, avant de sortir le matériel.
« On a passé majoritairement du temps à préparer la vidéo : savoir ce qu'on allait pouvoir dire, de quoi elle allait parler, comment on allait la tourner, quel style on avait envie de prendre. Pour arriver le jour du tournage où finalement le plan était assez clair, et on savait ce qu'on avait à faire. »
Le rôle attendu n'était pas seulement celui d'un cadreur. Erwan cherchait quelqu'un capable de leur dire quand ils étaient trop longs ou pas assez clairs : « j'avais besoin de quelqu'un qui comprenne réellement ce qu'on fait et la valeur qu'on crée, pour nous aider à synthétiser et à nous corriger. » Sept ans de conseil tech avant la caméra servent exactement à ça.
Ce qui a coincé, puisqu'il faut le dire : la date. Le calendrier n'avait pas été assez cadré au départ et le projet s'est étalé plus que prévu, en partie parce que le lancement de la plateforme a bougé lui aussi. Le conseil qu'Erwan donne aux fondateurs qui liraient cette page tient en une phrase : « on sous-estime le temps que vont prendre les prises pour arriver à un niveau de naturel. Quand on monte une boîte, on n'est pas forcément acteur studio naturellement. »
Ce que la vidéo a produit
Elle a été publiée sur LinkedIn, en effet d'annonce. Pas envoyée en pièce jointe, pas glissée dans un tunnel de vente : postée, le jour du lancement.
« On a reçu énormément de retours positifs, et notamment sur la qualité de la vidéo, le fait que ça fasse vraiment pro. D'un point de vue business, ça nous a permis de nous faire connaître auprès d'investisseurs potentiels, auprès de prospects qui pour certains sont devenus nos clients depuis. »
Le « faire pro » n'est pas un détail de vanité, c'était leur inquiétude de départ : face caméra, on est toujours plus dur avec soi-même que le public ne le sera.
Ce qu'en dit le client
« On cherchait quelqu'un qui comprenne notre univers sans qu'on ait à tout expliquer. »
Pour aller plus loin
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